C’est du moins ce que rapporte un journal canadien, Métro de Montréal. En effet, selon une enquête réalisée par un site de recrutement auprès de 5700 personnes de 12 pays de la région MENA, les marocains sont, derrière les egyptiens et les jordaniens, les plus disposés à quitter leur pays.
On entend déjà les objections fuser. Ce n’est pas scientifique, les réponses ne sont pas fiables, l’échantillon n’est pas représentatif, …Tout cela est peut-être vrai, mais pourquoi ne pas régler, plus scientifiquement, la question, importante tout de même? Pourquoi le gouvernement ne ménerait-il pas sa propre enquête pour savoir combien de marocains souhaitent vraiment rester dans leur pays? Ce serait utile déterminer les politiques à mener auprès de ceux qui veulent rester pour qu’ils ne changent pas d’avis et auprès de ceux qui souhaitent partir pour essayer de les dissuader.
L’immigration est l’enjeu fondamental des années à venir. Déjà plus de 10% de la population marocaine se trouve à l’étranger. Certes, cela rapporte beaucoup d’argent au PNB du pays. Mais lorsque les pays les plus développés se mettront à chercher les meilleurs du monde pour peupler leurs pays en démographie décroissante, en y mettant tous les moyens, financiers et politiques, il faudra que le Maroc, d’ici là, soit devenu suffisamment prospère pour retenir les siens…






« Mais lorsque les pays les plus développés se mettront à chercher les meilleurs du monde pour peupler leurs pays en démographie décroissante, en y mettant tous les moyens, financiers et politiques, il faudra que le Maroc, d’ici là, soit devenu suffisamment prospère pour retenir les siens…»
Si tu me permets cette phrase : t’es trop gentil. Tu crois que nos glorieux dirigeants, que Dieu les assiste, en ont quelque chose à cirer ?!!!
Marocaine: J’espère que oui, qu’ils s’en préoccupent. Car sinon, c’est la fin de tout!
Heureusement, qu’il reste quelques doux rêveurs pour peupler ce pays qui les a vu naître, qui les a nourris, qui les a instruits, qui leur a servi de racines et qui leur servira d’avenir….
Il fut un temps où aller s’installer à l’étranger était simple et pourtant des marocains pur jus l’ont refusé.
Ce n’est pas maintenant que l’étranger établit chaque jour de nouvelles frontières qu’ils vont changer d’avis.
MAROC – 8 MARS 2009
HOMMAGE A UNE FEMME EXCEPTIONNELLE
KHADIJA CHAOU EL MANOUZI
Khadija Chaou El Manouzi, 87 ans
Née en 1922 à Amanouz (Région de Tafraout).
Lieu de résidence : Casablanca
A l’âge de 12 ans, Khadija avait perdu son père, Mohamed Chaou, mort sous les balles de l’armée d’occupation française lors de la fameuse bataille d’ait Abdellah en 1934.
Son mari Hadj Ali ELMANOUZI, âgé aujourd’hui de 96 ans, est l’un des premiers membres de la résistance à Casablanca. Son logement dans l’ancienne médina était l’un des lieux secrets où se rencontraient les nationalistes. A chaque réunion, la mère khadija devait s’isoler, avec sa fille Malika, dans une cabane non couverte et dans le froid glacial. La petite, à peine âgée de 2 ans, est tombée gravement malade et elle est décédée.
En 1954, le mari Ali, ses frères et le beau-père sont arrêtés par la police française pour résistance à l’occupation. Khadija devait faire preuve d’un grand courage pour affronter le monde extérieur, et apporter un soutien matériel et moral aux détenus. Ses voisines arabes et juives témoignent encore aujourd’hui de la bravoure de cette femme, « khlija la berbère- analphabète ».
Septembre 1970, et de nouveau, le mari Hadj Ali va être enlevé, et cette fois ci avec 17 membres de la famille. Khadija ne sera pas épargnée, elle va découvrir le centre secret de détention « derb Moulay Chérif ». On reproche à la famille El Manouzi son engagement contre le pouvoir absolu et leur incitation à la révolte populaire. Belkacem Moujahid El Manouzi n’en sortira pas indemne et va mourir sous la torture.
Houcine, le fils aîné, qui a pu échapper à la vague d’arrestations, va être enlevé de Tunis le 29 octobre 197 et acheminé vers le Maroc.
Pour la mère Khadija, il lui fallait contenir ses larmes et ses souffrance et s’armer de COURAGE, pour faire face à l’emprisonnement du mari et des proches, aux menaces des tortionnaires, au silence complice, à la survie et à l’éducation des enfants, et mener le combat pour le droit à la vie.
Pendant des années, les responsables Marocains vont nier l’enlèvement de Houcine El Manouzi. Ce n’est qu’en 1998 que son nom va figurer pour la première fois sur une liste officielle de personnes victimes de disparition forcée.
Khadija Chaou El Manouzi continue le combat pour la vérité sur la disparition de son fils, Houcine, mécanicien d’avion, ancien employé de la RAM, syndicaliste et militant politique.
Famille El Manouzi 738 rue Boukraa Casablanca
Famille.elmanouzi@gmail.com
Dans ce que je vois -je peux me tromper- ce n’est pas encore le cas ou ce ne l’est pas suffisamment. Sinon, comment expliquer cette volonté de 87% des marocains de quitter le pays.
Le problème ce ne sont pas les ressources (quelle qu’on soit la nature) mais plutôt les MENTALITES qu’il faut faire évoluer.
On ne s’expatrie pas pour le fun… Mais à qui le dit-on ?!
Je ne suis pas pas contre le départ des Marocains vers l’étranger .
Ce que je conteste , c’est la méthode , c’est la qualité de ceux qui partent , ce sont les conditions de départ .
Voilà ce que je propose :
1) Prévoir des centres de candidats au départ avec la collaboration des pays intéressés par ces candidats , leur donner une formation convenable à tout point de vue : langue , lois , moeurs , culture des pays hôtes..
2) Fixer la durée du séjour , la protection sociale , le regroupement familial , la prime de départ et retour au pays …volontairement .
3) Les pays hôtes doivent s’impliquer totalement et financer la formation , l’hébergement décent et la formattion continue .
Le Marocain , à l’instar de tout homme sur cette terre , ne vit pas que de pain .Il a une dignité , une fierté et BEAUCOUP d’amour propre..Il appartient à un grand pays , malgré les apparences et l’état actuel et provisoire des choses .LE MAROC EST UN GRAND PAYS .
@ une marocaine
Tu es tellement dans ton trip français que tu crois que 87 % – rien que çà – des marocains veulent quitter le bled…
Même les Somaliens n’enregistrent pas ce taux de désaffection pour leur pays…
Allah Yahdik!
Nice blog
La question n’est pas de savoir combien il y a de personnes qui veulent quitter le Maroc, mais pourquoi ? (il faut toujours prendre les statistiques avec des pincettes)
Je me rappelle cette scène. Un étudiant en médecine qui a exposé sa volonté de quitter le Maroc (le jour même où il y a eu des attentats à Casablanca, pas loin du quartier moulay youssef).
17 ans, à l’époque, j’étais étonnée…
Aujourd’hui, j’ai moi-même quitté le Maroc pour continuer mes études.
Qu’est ce que pour moi le Maroc ?
Faudra-t-il encore que je me rappelle de lui, dans le flot quotidien de mes journées parisiennes.
C’est le pays où résident mes parents, que je rentre voir pendant les vacances.
Et puis de temps à autres, je me permet de rêver que je ferais quelque chose pour ce pays, qu’un jour je pourrais peut-être participer à rendre meilleur son système éducatif. Car le coeur d’un pays sont l’éducation et la santé. ce sont aussi les deux points noirs principaux du Maroc. On parle aujourd’hui du plan émergence, azur, vert…
Et ces deux secteurs, qu’en est-il ? trop lourds?
Des réformes à ne pas en finir…oui, oui, j’ai moi-même été le cobaye du système éducatif marocain.
Je ne me peux me permettre de juger ces deux ministères d’incompétents, sans connaissance de cause et de chiffres. Mais il est certain qu’ils ne sont pas la priorité du pays. Encore heureux qu’on parle de « Stratégies Sectorielles» depuis 1 an au Maroc. Bref, je ne suis pas là pour m’étaler sur des généralités que tout marocain connaît. Comme tout marocain qui se respecte, au fond, je ne demande qu’à aimer ce pays, qu’à lui donner après avoir puisé de sa terre.
Pour en revenir au sujet principal, qui est : « pourquoi les marocains souhaitent quitter le Maroc» , je ne compte pas faire une liste exhaustive de raisons sociologiques. Je continue donc le récit de mon expérience personnelle, pour vous poser la question à mon tour :
« pourquoi souhaites-tu quitter le Maroc? sinon, pourquoi y rester ? qu’est ce qui nous attache à cette terre ? »
J’ai rêvé de créer la locomotive du rêve marocain, de réformes efficaces, d’innover en actions sociales, j’ai essayé d’agir dans ma petite sphère, avec tous mes moyens de bord pour rendre le rêve d’un Maroc meilleur, une réalité…et certaines actions ont abouti.
Mais aujourd’hui, bientôt 21 ans, je me suis beaucoup fatiguée en chemin. Non pas d’agir – si peu le cadre des études le permet-, mais d’écouter une mentalité négative, de gens qui ne veulent rien faire, que consommer, que profiter, prendre et ne pas donner.
J’ai tord de parler ainsi, je le sais. Ces gens sont d’abord mes compatriotes. Mes le problème ne viens pas des autres ou du gouvernement mais de nous d’abord.
Pour ceux qui auront eu le courage de lire mon post jusqu’au bout, vous l’aurez remarqué : on se reproche mutuellement constamment cette « mentalité» « à changer» . c’est pointer du doigt l’autre qui par son regard nous empêche d’être nous même. on ne se l’avoue pas ouvertement, et on noie le quotidien dans des généralités.
Le gouvernement ? il n’est que l’image des citoyens. c’est notre miroir. Alors pourquoi attendre de l’autre ce que nous ne sommes pas. Et encore, si on me donne le pouvoir, je me demande si je ferais mieux que lui. c’est la question que je me pose, celle de la responsabilité.
Pour conclure dans un cadre positif, on peut commencer quand on reproche au gouvernement, à la mentalité, par voir si nos propos sont fondés, et puis à essayer d’améliorer notre petite vie.
Ca vous paraît un acte inutile? je ne crois pas. je me rappelle ce qu’a dit nietsche sur le surhomme, qu’il agit sans compter si son action va aboutir ou pas. Et au fond de chaque musulman, il y a un surhomme ou un idéal vers lequel il tend.
au passage, les journées de la jeunesse marocaine se passent à Paris ce weekend du 15 au 17 mai 2009. une occasion pour échanger sur la citoyenneté, l’engagement politique et autres.
Pour finir. je me suis un peu étalée mais je ne le regrette pas. je suis agréablement surprise de retrouver au fond de mon coeur de l’amour pour ma patrie. Seul, le génie s’estompe. Ensemble, les esprits s’agitent, se frottent et s’accomplissent.
Apr