C’est vraiment la crise! (1)

Le monde est en crise. Cela n’échappe à personne. Les journaux, les télés consacrent désormais des rubriques spéciales à ce thème transversal qui touche le politique, l’économique, le social et le reste…Les nouvelles fusent et donnent le tournis à quiconque essaie de comprendre. Les prévisions se succèdent et ne se ressemblent pas. Les plans de relance, de redressement, de stimulation sont préparés, discutés, votés, exécutés…Les milliards de dollars et d’euros sont annoncés pour renflouer les caisses, payer des arriérés, combler des trous, décontaminer les finances…

Tout le monde en appelle à l’action gouvernementale. Les patrons, les syndicats, la société civile exigent des actions et des mesures concrètes. Après une période de doute, de remise en cause, le politique est de retour. Le politique incarné. Obama, Sarkozy, Brown, Merkel, sont devenus des vedettes médiatiques dont les paroles, faits et gestes sont suivis, scrutés à la loupe. C’est quand il y a le feu que l’on reconnaît la mission des pompiers ! Et là, il y a le feu, de partout !

Par quoi commencer ? L’économie financière ou l’économie réelle ? Les fonds qui manquent dans les banques, ou les emplois qui se perdent dans les secteurs productifs ? Quelle réponse apporter ? Une politique de gauche, ou une politique de droite ? Faire confiance aux riches pour qu’ils restent dans le jeu, ou privilégier les masses qui en sortent jour après jour ? Plus de marché, ou plus d’Etat ? Consacrer les fonds publics à l’investissement ou à la consommation ? Parer au plus urgent, ou se consacrer à la refondation du capitalisme ?

Les appels au secours sont lancés : Marx revient ! Keynes, où es-tu ?

Ce matin, Alain Mainc dans le Figaro en appelle à ses amis dirigeants français. Il les implore d’écouter les bases leur reprochant autisme et inconscience, avant de citer une habituée des révolutions : «Les peuples ont l’instinct de leur approche ; ils éprouvent un malaise général. Mais les personnes haut placées n’aperçoivent le danger que lorsqu’il est devenu irrésistible».

Hier le prix Nobel de l’économie annonçait aux européens que leur union ne servait à rien, puisqu’elle n’avait pas pris de forme politique institutionnelle.

Le régime chinois envisage de monter « le Capital » de Marx en comédie musicale pour expliquer la crise aux chinois.

Les gouvernants sont désemparés. Chacun essaie d’agir chez lui mais regarde ce que fait l’autre. Chaque gouvernement s’occupe à éteindre le foyer du feu qui a pris sur son territoire tout en s’inquiétant des foyers des autres pays.

L’action à l’échelle d’un pays, d’une région, ne suffit pas. Il faut jouer collectif, global. Pour cela, un club s’est formé. Il a pris pour nom le G20. Il s’est déjà réuni une première fois à Washington, en novembre. Mais c’était juste pour la forme car le membre le plus influent, le plus puissant, n’était pas en position de décider, de jouer son rôle. Une deuxième réunion est prévue le 2 avril à Londres.

Nous y reviendrons…Pour commenter ce qui se passe chez les autres et ce qui ne se passe pas chez nous…

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4 Responses to “C’est vraiment la crise! (1)”


  1. 1 une marocaine

    Et la crise climatique fera passer cette crise financière devenue économique pour une douce période !!!
    Il faudra changer le regard que nous portons sur le monde. Mais pour ça il faut cesser d’être égoiste. Pourrons-nous le faire avant que ce ne soit trop tard ? C’est ça la question.
    Ce qu’on voit ne présage rien de bon hélas.

  2. 2 Bassim

    Malgre les craintes des experts et des investisseurs, les mauvaises nouvelles,et malgre les scandales entourant le bailout ou renflouement financier des cies multinationales au bord de la banqueroute,le « DOW Jones Industrial»  de New York a marque ce jour 23.3.09 un saut inattendu atteignant pres de 500 points .

    http://money.cnn.com/data/markets/dow/

    Ce qui est surprenant dans cette « recession»  c’est que les prix
    des commodites, denrees , produits ,articles de toutes sortes etc…
    ont augmente au lieu de baisser ,contrairement a ce qu’on avait note durant les precedentes crises economiques et financieres.
    Le plus important probleme qui qui fait penser qu’on est bien dans une recession est celui de la mise en chomage force’ de plus d’un demi million d’employes chaque mois.

    Si le Wall street continuait sur sa lancee actuelle , cette depression economique n’aurait ete qu’une averse d’ete.

    Beaucoup d’observateurs se montrent optimistes et declarent que la reprise economique et financiere des USA est sur la bonne voie.

  3. 3 Kamal El yacoubi

    La crise ne fait que s’installer , le pire n’est pas encore là . Il ne va pas tarder à s’imposer , à TOUS et PARTOUT . Cela prouve quoi ?
    À mon sens , les responsables , tous les responsables , n’ont rien vu venir . Pourquoi n’ont-ils rien vu venir ? Aveuglés par leurs prétentions , leurs suffisances , leurs rêves chimériques , leurs complexes , leurs conquêtes à la Pyrrhus , leurs luttes contre un terrorisme , souvent virtuel , qu’ils ont contribué à céer de toute pièce , par leur injustice dans la gestion des affaires du monde ..
    L’épicentre de tout ce désordre est la PALESTINE . Tout est parti de là , quand on va au fond des choses . Ce que l’humanité vit est la conséquence d’une cécité politique inadmissible , une erreur de jugement criminelle et une ignorance des leçons de l’histoire impardonnable . L’humanité va bientôt se trouver au milieu d’une turbulence incontrôlable qui se concrétisera par des émeutes , des révoltes et des violences ingérables …le chaos . Pissimisme / réalisme ? …Le temps le dira . Wait and see .

  4. 4 Bassim

    La cause principale de la crise est sans aucun doute le systeme capitaliste lui-meme.En effet , dans les annees 1970, la classe au pouvoir a trouve des difficultes pour augmenter ses revenus .Et c’est ainsi qu’elle a commence sous Reagan a presser (le jus) de la classe moyenne par une serie de soi-disant reformes.Et c’est ainsi que cette derniere etait devenue plus ou moins appauvrie et ne pouvait par consequent plus acheter les abondants produits dont regorgeaient les marches. pour ce faire,la classe dirigeante a alors facilite dans une certaine mesure l’acces aux credits bancaires.Comme cette action n a pas donne les resultats escomptes,les restrictions sur les credits bancaires ont ete abandonnees au maximum conduisant a une « bulle»  economique avec des ’stoks’/ titres de valeurs et un marche de l’immobilier exagerement rencheris. Cette crise a ete differee artificiellement par le developpement sans restriction de credits bancaires pour financer l’achat ,la restauration et le remodelage des biens immobiliers.
    Tot ou tard le systeme d’augmenter les profits base’ sur l’extension des credits et des dettes etait destine a s’effondrer.
    Pour remedier a cette situation, il serait sage de changer le systeme qui a conduit a sa creation et non pas de chercher a le ‘remodeler’ ou a le reataurer sous une autre apparence .

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