G20: gauche, droite, cigales, fourmis…

Le sommet du G20 vient de s’ouvrir à Londres. L’objectif de ce rassemblement est tout simple: comment régler la crise qui s’installe dans le monde?

Mais d’abord les chiffres.

L’Organisation pour la coopération économique et de développement (OCDE) prévoit une décroissance de 4,3 % dans les économies des pays avancés, cette année, suivie par une stagnation en 2010. Dans ces pays, le chômage, pourrait augmenter de 25 millions de personnes d’ici 2010. Pendant ce temps, le Fonds monétaire international (FMI) prévoit que l’économie mondiale sera en récession de 0,5 à 1 % cette année.

Pour répondre à ce défi, l’assemblée de Londres prend l’aspect d’une équipe hétéroclite qui s’est entendue pendant des années sur un mode opératoire qui a mené à des résultants qui ne satisfont plus aucun membre. Alors on revoit les règles.

Les États-Unis (cigale?) et le Royaume-Uni conviennent que les perturbations du secteur financier trouvent leur origine non seulement dans la déréglementation, mais aussi dans les excédents massifs de pays comme la Chine, l’Allemagne et le Japon, qui ont été en 2007, respectivement, de 372, 253 et 211 milliards de dollars.

L’Allemagne estime que c’est la faute à ceux qui se sont oubliés dans les déficits.

La Chine (fourmi) espère que le monde sera bientôt en mesure d’absorber ses excédents et faire appel à son offre et ses ateliers et sa main d’œuvre de nouveau.

L’Allemagne et la France (droite?) plaident pour une régulation plus stricte de l’économie mondiale, tandis que l’axe US-UK (gauche?) veut privilégier la dépense publique pour relancer l’économie. En fait, il faut tout cela mais à quelles doses? C’est ce à quoi se livrent les chimistes de l’économie mondiale à Londres en ce début de mois d’avril.

A côté de ces questions, deux autres se sont imposées à la table des leaders mondiaux : la pauvreté et le climat. Quels moyens mettre en œuvre pour venir au secours des pays les plus vulnérables, et quel régime mondial de lutte contre les changements climatiques ? Il va de soi que l’intérêt porté pour ces questions n’est pas du seulement à de la compassion, mais bien parce qu’elles portent les germes de l’instabilité et de l’insécurité que tous ces pays craignent autant que le marasme économique.

Le communiqué attendu cet après-midi lèvera le voile sur les réponses, ou non réponses, apportées à toutes ces questions…

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1 Response to “G20: gauche, droite, cigales, fourmis…”


  1. 1 Kamal El yacoubi

    Un peu de pédagogie , pour commencer , s’impose . Qui est à l’origine de cette crise ? L’Occident et à sa tête , les USA . Nous n’y sommes pour rien , nous . Par nous , j’entends , tous les autres pays , mêmes quelques uns , présents sur la liste du G 20 , pour le décor .
    Les leaders du G 20 se sont retrouvés à Londres pour trouver des solutions aux problèmes de ceux qui les ont élus et qui ne vont pas tarder à leur demander des comptes . Les milliards qui nous sont destinés ,comme aide , c’est uniquement pour nous pousser à acheter leurs produits , souvent inutiles ou superflus , et ainsi faire tourner leurs usines et offrir des emplos à ceux qui les ont élus .
    Je ne suis pas pour un certain protectionnisme ou isolasonisme , qui peuvent se révéler néfastes à long terme , mais pour une ouverture équilibrée , raisonnée qui ne perd pas de vue l’avenir de notre industrie naissante .Notre marché est envahi de produits que nous pouvons facilement produire sur place ..un peu de sérieux , un peu de civisme et BEAUCOUP de rigueur…et ainsi nous cesserons d’être des vaches mal gardées

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