Et le rendez-vous de Copenhague ?
« La marge de manœuvre est là jusqu’au coup de minuit du dernier jour de la conférence de Copenhague », a affirmé récemment Rajendra Pachauri, président du GIEC.
Ces propos optimistes, destinés à faire vivre l’espoir, ne doivent pas masquer les incertitudes qui enveloppent le processus de négociations.
Car nous sommes loin des recommandations du GIEC si l’on considère les annonces faites par les pays riches sur les quantités des réductions qu’ils proposent. Surtout de la part des Etats-Unis où une loi sur le changement climatique est à l’examen au Sénat dans une version qui projette de baisser les émissions de 20% en 2020 par rapport à leur niveau de 1995. Un léger mieux par rapport à la version du Congrès où l’objectif n’était que de 17%. Mais le temps presse et l’incertitude demeure.
Avant Copenhague, des rounds de préparation ont été prévus en octobre à Bangkok et en novembre à Barcelone pour réduire le volume du texte de négociation qui fait actuellement presque 200 pages. Mais le processus reste suspendu au texte en délibération au Sénat américain. Et chaque jour qui passe sans législation américaine sur le climat est un jour perdu pour atteindre un accord à Copenhague.
Les choses se compliquent davantage lorsque l’on y ajoute le refus catégorique de la Chine de s’engager sur des objectifs contraignants de réduction d’émissions.
Ainsi tout le processus est pris en otage. Car sans accord entre pays riches et émergents sur le volet atténuation, aucun accord ne pourra être espéré sur le financement, ni sur le transfert de technologies, ni sur l’adaptation. Un cercle vicieux dont les victimes seront en premier lieu les pays en développement non encore émergents. Ces pays qui comptent justement parmi les plus vulnérables et qui ne pourront s’adapter aux effets néfastes du changement climatique par leurs seules propres ressources. D’autant plus que le mécanisme de développement propre, outil de partenariat exemplaire conçu dans le protocole de Kyoto et qui a fait ses preuves durant ses quelques années d’exercice, ne semble pas occuper le plus de temps dans ces négociations laissant planer le doute, sinon sur sa reconduction dans le futur accord, en tout cas, sur sa forme et son étendue futures.
Certains parlent déjà de résultats insuffisants à Copenhague, de probable poursuite du processus durant l’année 2010. Il est vrai que la Conférence de La Haye en 2000 avait été ajournée pour manque d’accord et que le consensus n’a été atteint que six mois plus tard à Bonn. Un plan B est-il en préparation ? Toujours est-il que les leçons du protocole de Kyoto montrent qu’il y a besoin d’injecter des capitaux dans le secteur des technologies propres, de développer le marché du carbone où pays riches et en développement trouveraient ensemble leurs comptes.




La reussite de la conference sur le climat de Copenhagen depend
du consentement des USA de signer le traite.
Ce qui sera fait selon la perspective de l’auteur du texte objet du lien suivant :
http://standeyo.com/NEWS/09_USA/091016.Obamas.cede.sovereignty.html