Le climat change tout (4), et le Maroc?

cyclisteD’après ce qui précède, on voit bien que la question climatique dépasse de loin le cadre de la météorologie, ou même de l’écologie. Il s’agit d’un marché économique nouveau, dont la mise en place se prépare dans les milieux politiques, puis diplomatiques sous la pression de l’opinion publique et le piaffement du monde de l’entreprise et de l’investissement.

La nature de l’accord ou l’ampleur du désaccord à Copenhague ne peuvent être à l’heure où ces mots sont écrits. Mais l’actualité apporte chaque jour un flot de spéculations. Il est plausible qu’un document politique soit consensuellement adopté en laissant à plus tard les points épineux des objectifs chiffrés, en finances et en réductions contraignantes des émissions. Ce document pourrait évoquer l’engagement de tous les pays à fournir un rapport mesurant leur évolution vers une économie sobre en carbone. Une exigence complémentaire à ce qui se pratique déjà dans les communications que doivent présenter régulièrement les pays sur leurs émissions. Une démarche plus positive que celle qui revêterait un caractère punitif.

Par conséquent, pour le Maroc, les enjeux sont clairs. Partant de sa vulnérabilité avérée aux effets néfastes du changement climatique sur les principales activités qui soutiennent son économie, il n’a pas d’autre choix que de se préparer à trouver une place dans ce nouveau monde.

Tout particulièrement, l’avenir du Maroc est dépendant des solutions qu’il saura apporter aux questions de l’énergie et de l’eau. Or ces questions sont au cœur des politiques que tout pays doit mener pour réussir son adaptation mais aussi pour contribuer à réduire les pollutions et émissions liées aux énergies fossiles. Atténuation et adaptation doivent aller de pair.

Dans le Souss, par exemple, l’indispensable dessalement d’eau de mer devrait se faire par l’énergie solaire dans l’avenir le plus proche. Les décharges contrôlées génératrices d’électricité devraient se généraliser dans nos villes. Les grandes entreprises devraient être plus conscientes de l’intérêt pour leur compétitivité de mettre à jour régulièrement leur bilan carbone. L’efficacité énergétique devrait être érigée en priorité pour tout le parc immobilier à construire. Les eaux usées de nos villes devraient être réutilisées pour la préservation de la ressource et la protection de la santé des populations. Les partenariats appropriés pour la fabrication de panneaux solaires, de pales pour éoliennes, ou même de batteries pour véhicules électriques ne doivent pas échapper à l’industrie marocaine.

Se fixer des objectifs clairs et précis dans tous ces domaines et se donner les moyens humains, techniques et financiers pour y arriver : voilà ce à quoi doivent s’atteler les pouvoir publics dans le cadre d’un plan Morocco Cleantech susceptible de drainer des technologies et des investissements et créer des emplois.

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5 Responses to “Le climat change tout (4), et le Maroc?”


  1. 1 karima

    …j’ajouterai parmi les solutions à apporter aux questions de l’énergie et de l’eau celle en rapport avec l’éducation – il faut que l’école soit impliquée comme composante incontournable pour la mise en œuvre du Morocco Cleantech! -

  2. 2 Exrat

    Bonjour ,

    En ce qui concerne le gaspillage d’énergie , le plus visible est l’éclairage public.

    Plus de 50% de la lumière qu’ils dispensent n’éclaire pas ce que l’on cherche à éclairer : la fenêtre du voisin d’en face , la falaise ou le ciel sont ainsi éclairés … à la place des routes !

    Et en plus tout le monde peut le voir chaque nuit que Dieu fait ( expression ! ).

  3. 3 touria

    Il ne sufi pas de dire qu’il faut trouver des solutions, je crois qu’il serait bien de créer une boite à propositions, exemple : encourager le haut commissariat des eaux et forêts à mettre à la disposition des administrations et particuliers désireux d’implanter des arbres un numéro vert qui aura pour mission d’orienter les gens verts des centres régionaux où sont prodigués :
    -l’assistance technique
    -les arbres adaptés au climat de région en question
    -le suivi de plantes prodiguées via des fiches établis en concertation avec les bénéficiaires

  4. 4 MOHAMED BOUHAMIDI

    BONJOUR

    JE suis un specialiste du froid et climatisation

    mes propositions dans mon domaine du confort et d’entreposage des denrèes c’est
    1- encourager les technologie passives tel que l’orientation des batiment et l’isolation des paroies et faire des recherche pour des isolants naturel local
    encourager la production du froid avec du solaire (machine a absorption )
    consernant mon domaine il faut interdire l’inportation de tous les equipements frigorifique qui fonctionne avec de R22 C’est des produit perimee pour toute information je suis la disposition de tous le monde j’ai des recherche que j’avais fait il ya 5 ans

  1. 1 Twitted by MarocBlogs

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