Enjeux
Tous les rapports publiés récemment l’affirment : le Maroc se trouve dans une région vulnérable aux effets néfastes du changement climatique. Bien que peu émetteur de Gaz à effet de serre, le Maroc est menacé dans son avancement vers le développement et le bien être de ses populations. Il doit par conséquent rester attentif à l’évolution de cette question au niveau mondial, tout en étant actif dans le processus de négociation mené sous l’égide de l’ONU et qui devrait aboutir à un nouveau traité pour prolonger ou remplacer le protocole de Kyoto à son échéance en 2012.
A ce titre et à quelques semaines de la conférence de Copenhague où devrait être scellé ce nouveau traité, il est utile de voir où en est la négociation en cours et de voir dans quelle mesure le Maroc pourrait trouver inspiration pour ses stratégies futures de développement durable.
En juillet 2009, au Forum des économies majeures, les chefs d’Etat des dix-sept pays les plus émetteurs de la planète (85% des émissions de CO2) se sont accordés sur un objectif de limitation de la hausse des températures à + 2 °C. Pour y arriver, le GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat, ONU) recommande aux pays développés de réduire leurs émissions de 25 à 40 % en 2020 par rapport à 1990, et de 80 à 95 % en 2050. Deux types d’enjeux encadrent ce processus.
Côté cœur
D’un côté, les dirigeants des pays riches ont l’obligation morale de montrer à la communauté internationale qu’ils sont soucieux des aspects sociaux et humains liés à la question climatique. Logiquement, tout nouveau traité devrait tenir compte des exigences de justice et d’équité.
Car les chiffres sont accablants. Parmi les 6,7 milliards d’êtres humains vivant sur cette planète, 1,3 milliards vivent dans les pays développés d’une économie basée sur les ressources énergétiques fossiles, tandis que plus de 5 milliards vivent en majorité avec moins de 2$ par jour. Et si aujourd’hui la moyenne annuelle d’émission d’un être humain est de 4 tonnes d’équivalent CO2, un américain en émet 20, un européen 10, un chinois 5, un marocain 2, et un africain moins d’une tonne. L’injustice est encore plus criante lorsque l’on prend en compte les émissions cumulées de CO2 dans l’atmosphère. Américains, européens et japonais sont responsables d’un total de 130 gigatonnes sur les quelques 200 gigatonnes cumulées entre 1950 et 2007.
A juste titre, les pays en développement, qui doivent faire face à des besoins urgents de lutte contre la pauvreté, s’estiment en droit d’exiger que les pays riches donnent l’exemple et paient la facture. Le principe des « responsabilités communes mais différenciées » trouve donc tout son sens. Il est inconcevable que ceux qui ont pollué la planète pendant des décennies ne prennent pas leurs responsabilités et ne fassent pas le plus gros de l’effort pour l’atténuation des émissions et pour faciliter l’adaptation des pays vulnérables.
Mais il y a aussi le côté raison… Asuivre
Contribution à Blog Action Day




Question de naïf.
Sait-on quelle est la part de notre production énergétique par type de ressources utilisées (fossiles, renouvelable, biomasse … etc) ?
Et notre revenu par tonne de CO2 non émis? La Chine peut nous payer 3, l’Europe, 5 et les US 10? ça fait combien de dollars pour le développement?